Guide détaillé

Les 7 outils de jardinage essentiels de Monty Don

Les sept seuls outils dont vous avez vraiment besoin au jardin, selon le jardinier le plus estimé de Grande-Bretagne. Chaque outil examiné en détail, avec des conseils d'achat honnêtes.

12 min de lecture

Dernière mise à jour : Première publication Revu par la rédaction de Monty Don Gardening Tool

Monty Don a passé des décennies à cultiver Longmeadow, son jardin de deux acres dans le Herefordshire, pour en faire l'un des plus admirés de Grande-Bretagne. Au fil de ses années à présenter BBC Gardeners' World, il a partagé non seulement sa philosophie de plantation, mais aussi une approche profondément pratique des outils du métier. Son message est d'une simplicité désarmante : nul besoin d'une cabane pleine de gadgets pour bien jardiner. Il vous faut sept outils, et il faut qu'ils soient bons.

« Vous n'avez vraiment besoin que d'une bêche, d'une fourche, d'un râteau, d'une binette, d'un transplantoir, d'un sécateur et d'un couteau », a répété Monty à maintes reprises. Une affirmation qui tranche avec le vacarme d'une industrie prête à vous vendre un outil différent pour chaque tâche imaginable. Pour Monty, une petite collection d'outils bien choisis et bien fabriqués vous servira mieux qu'une centaine d'outils bon marché. La logique est imparable : un bon outil épouse la main, répond au sol et dure toute une vie.

Dans ce guide, nous examinons en détail chacun de ces sept outils. Nous regardons précisément ce que Monty utilise et pourquoi, comment employer chaque outil au jardin et à quoi prêter attention si vous en achetez un pour la première fois. Que vous débutiez ou que vous remplaciez une vieille panoplie fatiguée, c'est le seul guide d'achat dont vous aurez besoin.

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1. Le transplantoir — Sneeboer Old Dutch Style

Transplantoir de plantation Sneeboer Old Dutch Style posé sur un établi en bois

S'il est un outil devenu indissociable de Monty Don, c'est bien le transplantoir de plantation Sneeboer Old Dutch Style. Il le décrit comme son outil préféré entre tous — celui vers lequel sa main se tend plus que tout autre, celui qu'il sauverait si sa cabane prenait feu. L'affirmation est audacieuse, mais utilisez ce transplantoir un moment et vous comprendrez pourquoi.

Le transplantoir Sneeboer Old Dutch Style est forgé main aux Pays-Bas par la famille Sneeboer, qui fabrique des outils de jardin depuis 1913. Chaque transplantoir est façonné dans un alliage d'acier au bore particulier, à la fois incroyablement résistant et naturellement résistant à la rouille. La lame est plus étroite et plus longue que celle d'un transplantoir classique — davantage inspirée d'un outil de plantation hollandais traditionnel du XVIIIe siècle —, ce qui lui confère une précision remarquable pour planter bulbes, jeunes plants et petites vivaces. Son profil étroit permet de travailler dans les espaces resserrés entre des plantes établies sans perturber leurs racines, et sa lame légèrement concave retient parfaitement la terre lorsqu'il faut la prélever et la déplacer.

Ce qui distingue ce transplantoir des modèles produits en série, c'est le procédé de forge. La lame et la soie sont issues d'une seule pièce d'acier : il n'y a donc aucune soudure susceptible de faiblir ou de se rompre. Le manche en frêne, issu du domaine Sneeboer, épouse la prise naturelle de la main. Après quelques heures d'utilisation, le manche commence à se polir au contact des huiles de la peau et développe une patine qui n'appartient qu'à vous. C'est un outil qui se bonifie avec les années.

Dans la pratique, le transplantoir Sneeboer excelle à la plantation — en particulier des bulbes et des mottes. Sa lame longue et étroite pénètre le sol sans effort, et sa pointe est idéale pour creuser des trous de plantation à la profondeur exacte. Monty s'en sert aussi pour diviser de petites touffes de vivaces, extraire les mauvaises herbes d'entre les dalles et incorporer du compost à la surface des pots. C'est, en somme, l'outil à main le plus polyvalent du jardin.

Au moment d'acheter un transplantoir, cherchez-en un dont la jonction entre la lame et le manche est forgée d'une seule pièce, plutôt que soudée ou rivetée. Vérifiez que le manche est confortable dans votre main — la prise varie énormément d'un fabricant à l'autre. La lame doit présenter une légère concavité et une pointe effilée. Évitez les transplantoirs à lame peinte ou revêtue : le revêtement s'écaille et emprisonne l'humidité en dessous, ce qui accélère la rouille. Un bon transplantoir doit sembler équilibré, le poids se situant juste en avant de la prise.

« Ce transplantoir est mon compagnon depuis des années. Il épouse ma main comme un gant. J'ai essayé des dizaines de transplantoirs, mais je reviens toujours à celui-ci — c'est tout simplement le meilleur outil de plantation que j'aie jamais utilisé. »

— Monty Don, à propos du transplantoir Sneeboer Old Dutch Style

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2. La bêche de jardin

Bêche de jardin appuyée contre un mur de briques

La bêche de jardin est la bête de somme du jardin. C'est l'outil qui ouvre les terres nouvelles, dresse les bordures, creuse les trous de plantation des arbustes et des arbres, et retourne le sol au printemps et à l'automne. Monty Don juge une bonne bêche absolument indispensable et s'en sert presque quotidiennement à Longmeadow, qu'il crée une nouvelle plate-bande, transplante un arbuste adulte ou retourne simplement le compost.

Quand Monty parle de bêches, il distingue nettement la bêche de jardin de la bêche à bordure. La bêche de jardin possède un fer plus grand et plus lourd — généralement d'environ 28 centimètres de long sur 19 de large — conçu pour les gros travaux de terrassement. La bêche à bordure est plus petite et plus légère, destinée à travailler dans des massifs établis où l'espace est compté. Pour une première bêche, Monty recommande une bêche de jardin standard, car elle couvre l'éventail de tâches le plus large.

La caractéristique la plus importante d'une bonne bêche est la jonction entre le fer et le manche. La construction la plus solide est celle dite à douille pleine ou à branches renforcées, où l'acier du fer remonte de plusieurs centimètres le long du manche, renforçant le point le plus sollicité. Évitez les bêches dont le fer est simplement enfoncé dans une virole : elles finiront immanquablement par prendre du jeu et vaciller. Le manche lui-même doit être en frêne ou, de plus en plus, en fibre de verre avec un revêtement antidérapant. Le frêne possède une souplesse naturelle qui absorbe les chocs et donne une sensation de vie sous la main. La poignée au sommet peut être en T ou en D — c'est une affaire de préférence personnelle, même si Monty tend à privilégier une poignée YD, qui offre une prise confortable sans contraindre l'angle du poignet.

Pour bêcher correctement, enfoncez le fer dans le sol avec le pied, en gardant le manche vertical. Faites levier en tirant la poignée vers vous, puis soulevez et retournez la motte. Pour un bêchage profond, travaillez par tranchées, en avançant et en renversant chaque pelletée dans la tranchée précédente. Cette technique, appelée bêchage simple, est le fondement de la préparation du sol et Monty la démontre régulièrement dans Gardeners' World. Gardez le fer propre et aiguisé — une bêche affûtée tranche les racines et le gazon bien plus efficacement qu'une bêche émoussée.

« Acheter une fois, acheter bien. Une bonne bêche vous survivra. J'ai des bêches qui appartenaient à mon père, et elles sont toujours aussi vaillantes. »

— Monty Don

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3. La fourche à bordure

Fourche à bordure plantée dans une terre fraîchement retournée

La fourche est la partenaire indispensable de la bêche. Là où la bêche coupe et tranche, la fourche ameublit et aère. Monty Don utilise une fourche à bordure — un peu plus petite qu'une fourche-bêche de taille standard — parce qu'elle est plus légère, plus maniable et mieux adaptée au travail autour des plantes établies. À Longmeadow, où les massifs sont densément plantés et où chaque centimètre compte, la fourche à bordure justifie sa place chaque jour.

Une fourche à bordure compte généralement quatre dents plates, longues d'environ 23 centimètres, montées sur un manche de quelque 70 centimètres. Les dents doivent avoir une section carrée ou rectangulaire pour une résistance maximale — les dents rondes ont tendance à se tordre au contact des pierres ou des grosses racines. La fourche est indispensable pour ameublir un sol compacté sans le retourner, ce qui préserve la structure du sol et l'écosystème d'organismes qui y vivent. C'est particulièrement important dans le jardinage sans travail du sol, une approche que Monty a de plus en plus adoptée.

Au-delà du travail du sol, la fourche excelle à soulever les plantes pour les diviser, à incorporer compost et paillis à la surface des massifs, à briser les mottes après le bêchage et à récolter les légumes-racines comme les pommes de terre et les panais sans les couper en deux. Monty se sert aussi de sa fourche pour aérer les pelouses, en l'enfonçant à intervalles réguliers dans le gazon compacté — une technique simple qui améliore considérablement le drainage et la santé de l'herbe.

Pour choisir une fourche, les mêmes principes de construction s'appliquent que pour une bêche : recherchez une jonction à douille pleine et un manche confortable. Les dents doivent être forgées, non estampées, et faites d'un acier trempé capable de tenir sur un sol pierreux. Testez les dents en les pressant latéralement — elles doivent fléchir légèrement puis revenir droites. Si elles se plient facilement et restent tordues, l'acier est trop tendre. Une bonne fourche résonne comme un diapason lorsqu'on la fait tinter contre quelque chose de solide.

« Une fourche est essentielle pour incorporer le compost au sol. Je l'utilise plus que ma bêche, à vrai dire. Elle fait tout ce que fait une bêche, mais plus en douceur. »

— Monty Don

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4. Le sécateur à lames franches

Sécateur à lames franches sur une table de jardin rustique avec des tailles de rosier

Le sécateur est le compagnon de tous les instants du jardinier. Monty Don en garde toujours un dans sa poche arrière lorsqu'il est au jardin, prêt à supprimer une fleur fanée, à couper une pousse rebelle ou à prélever une bouture sur une plante qui attire son regard. Il insiste sur un point : utilisez toujours un sécateur à lames franches, jamais à enclume. La distinction a une immense importance.

Le sécateur à lames franches fonctionne comme des ciseaux — deux lames incurvées se croisent et réalisent une coupe nette et précise qui abîme le moins possible les tissus de la plante. Le sécateur à enclume, à l'inverse, presse une seule lame contre une surface plane, ce qui écrase la tige au lieu de la couper. Les tiges écrasées cicatrisent lentement et sont bien plus exposées aux maladies et à la pourriture. Pour tout matériel végétal vivant, les lames franches sont le seul choix raisonnable. Le sécateur à enclume a son utilité pour couper le bois mort, mais si vous n'achetez qu'un seul modèle, les lames franches sont la réponse.

Le leader du marché depuis des décennies est Felco, et à juste titre. Le Felco Modèle 2 est peut-être le sécateur le plus répandu au monde — utilisé partout par les jardiniers professionnels, les viticulteurs et les horticulteurs. Il est entièrement réparable : chaque pièce peut être remplacée individuellement — lames, ressorts, poignées, jusqu'au boulon de réglage. Un même sécateur Felco 2 peut ainsi durer toute une vie avec un entretien adapté. Monty a également dit du bien des sécateurs Niwaki, une marque d'inspiration japonaise qui produit des outils d'une netteté exquise, et de Tobisho, des sécateurs japonais traditionnels forgés main qui sont de véritables œuvres d'art.

Au moment d'acheter un sécateur, le critère le plus important est la taille de la main. Les sécateurs existent en différentes tailles et en versions pour droitiers et gauchers. Essayez-le avant d'acheter si possible — il doit reposer confortablement dans la paume, poignées grandes ouvertes, et vous devez pouvoir le refermer entièrement sans forcer. La lame de coupe doit être en acier trempé et, idéalement, remplaçable. Vérifiez que le mécanisme à ressort est robuste — un ressort faible rend la coupe fatigante et inefficace. Enfin, choisissez un modèle doté d'un cran de sûreté fiable pour le garder fermé en toute sécurité dans votre poche.

« Les coupes nettes cicatrisent plus vite. Toujours des lames franches, jamais l'enclume. Et gardez-les bien affûtées — un sécateur émoussé déchire au lieu de couper, et cela ouvre la porte aux maladies dans la plante. »

— Monty Don

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5. Le râteau de jardin

Râteau de jardin à tête plate sur un semis fraîchement ratissé

Le râteau de jardin — un râteau à terre à tête plate, et non un balai à gazon à dents souples — fait partie de ces outils qui paraissent simples jusqu'à ce qu'on réalise le nombre de tâches qu'ils accomplissent. Monty Don utilise son râteau sans relâche au printemps, pour préparer les semis, niveler le sol et créer cette terre de surface fine et friable dont les graines ont besoin pour bien germer. C'est, souligne-t-il, l'outil qui transforme un sol grossièrement bêché en une terre où l'on peut réellement planter.

Un bon râteau à terre a une tête d'environ 30 centimètres de large, dotée de 12 à 14 dents courtes et robustes disposées à angle droit par rapport au manche. Contrairement au balai à gazon, léger et flexible, le râteau à terre est rigide et assez lourd pour briser les mottes et niveler le sol. La technique est simple mais demande de la légèreté : passez le râteau à la surface du sol en utilisant les dents pour émietter les mottes, puis retournez-le et servez-vous du dos plat pour lisser et niveler. Répétez jusqu'à obtenir une terre fine et régulière. Monty insiste : le sol doit être assez sec pour s'émietter — ratisser une terre humide crée une surface tassée et lissée qui fait plus de mal que de bien.

Au-delà de la préparation des semis, le râteau est précieux pour étaler le paillis uniformément, débarrasser les massifs des débris, niveler les allées de gravier et incorporer un terreautage aux pelouses. Il est aussi étonnamment utile pour tracer des sillons de semis bien droits — il suffit de presser le manche dans le sol pour créer un léger sillon à la profondeur exacte voulue.

Au moment d'acheter un râteau, cherchez une tête faite d'une seule pièce d'acier forgé ou soudé — et non de tôle mince estampée qui pliera au premier contact avec une pierre. Les dents doivent être solidement fixées et légèrement inclinées vers l'avant pour déplacer la terre efficacement. Le manche doit être en frêne à fil droit, d'une longueur qui vous permet de ratisser confortablement sans vous courber. Pour la plupart des gens, un manche de 150 à 160 centimètres convient bien. Évitez les râteaux à tête trop large : ils deviennent encombrants et difficiles à maîtriser.

« Pour obtenir une terre fine, rien ne vaut un bon râteau. Il transforme un sol grossier en semis en quelques minutes. Tout jardinier en a besoin. »

— Monty Don

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6. La binette

Binette à pousser appuyée contre une porte de jardin en bois

S'il est un outil qui distingue un jardin bien entretenu d'un jardin laissé à l'abandon, c'est la binette. Monty Don est un ardent défenseur du binage régulier, qu'il considère comme la méthode de désherbage la plus efficace qui soit. Son arme de prédilection est la binette (houe hollandaise) — une lame plate, en D ou triangulaire, montée sur un long manche, que l'on pousse juste sous la surface du sol pour trancher les jeunes mauvaises herbes à la racine.

Toute la beauté de la binette réside dans sa simplicité. On la manie debout, en poussant la lame vers l'avant dans le premier centimètre de terre d'un geste régulier et fluide. Le tranchant sectionne les racines des mauvaises herbes sans perturber la structure du sol en dessous. Par une journée sèche et ensoleillée, les herbes coupées se flétrissent et meurent en quelques heures. La règle de Monty : biner un matin sec pour que les herbes tranchées se dessèchent au soleil de l'après-midi. Biner par temps humide ne sert pratiquement à rien, car les mauvaises herbes se réenracinent aussitôt dans la terre humide.

La clé d'un binage efficace, c'est la régularité. Monty recommande de biner toutes les une à deux semaines pendant la saison de croissance, pour saisir les mauvaises herbes au stade de plantule plutôt que d'attendre qu'elles soient installées. Un passage hebdomadaire de la binette ne prend que quelques minutes par massif et élimine les herbes avant qu'elles ne concurrencent vos plantes pour l'eau, la lumière et les nutriments. C'est bien moins de travail que d'occasionnels marathons de désherbage, et les massifs restent impeccables.

Au moment d'acheter une binette, la lame doit être aiguisée — c'est le facteur le plus important de tous. Une binette émoussée repousse les mauvaises herbes au lieu de les couper. Recherchez une lame en acier trempé que l'on peut affûter à la lime. L'angle de la lame doit vous permettre de la pousser le long de la surface sans qu'elle s'enfonce ni qu'elle glisse par-dessus. Le manche doit être assez long pour que vous puissiez travailler bien droit — se courber avec une binette en annule tout l'intérêt. Les manches en frêne sont traditionnels et excellents ; les manches en aluminium sont plus légers et conviennent aux jardiniers que les outils en bois fatiguent.

« Une binette utilisée régulièrement, et le désherbage n'est jamais une corvée. Dix minutes par semaine avec une binette bien affûtée, et vous n'aurez jamais de problème de mauvaises herbes. C'est l'outil le plus sous-estimé du jardin. »

— Monty Don

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7. Le couteau de jardin

Couteau de jardin pliant posé sur un gant de cuir usé, avec de la ficelle

Le couteau de jardin est peut-être l'outil le plus négligé de cette liste, et pourtant Monty Don le juge essentiel. Il emporte un couteau de poche pliant chaque fois qu'il travaille dehors, et il s'en sert des dizaines de fois par jour pour des tâches qui obligeraient sinon à aller chercher un autre outil. Couper de la ficelle, ouvrir des sacs de compost, prélever des boutures, ôter des feuilles mortes, tailler en pointe un plantoir, gratter la terre d'une étiquette — le couteau se charge de tout, discrètement et efficacement.

Un bon couteau de jardin possède une lame pliante en acier au carbone d'environ 8 centimètres, dont le tranchant légèrement incurvé rend les gestes de coupe sans effort. Certains jardiniers préfèrent un couteau à lame fixe porté dans un étui à la ceinture, mais Monty privilégie un couteau pliant qui se glisse sans danger dans une poche. La lame doit se verrouiller fermement en position ouverte — un couteau qui se referme sur vos doigts en pleine coupe est dangereux. On préfère l'acier au carbone à l'acier inoxydable pour un couteau de jardin, car il prend un tranchant plus vif et se réaffûte plus facilement sur le terrain avec une petite pierre de poche.

Au jardin, le couteau donne toute sa mesure pour la multiplication. Prélever des boutures herbacées exige une lame tranchante comme un rasoir, capable d'une coupe nette juste sous un nœud foliaire, et un couteau de jardin bien affûté s'en acquitte à la perfection. Il est aussi précieux pour le greffage, même si c'est là un savoir-faire spécialisé. Plus prosaïquement, c'est le couteau que l'on utilise pour couper la ficelle à la bonne longueur en palissant les grimpantes, pour ouvrir les sacs de compost, pour tailler en pointe un tuteur de bambou et pour décrotter ses bottes quand l'argile devient collante.

Au moment d'acheter un couteau de jardin, faites passer la qualité de la lame avant tout le reste. L'acier doit être à haute teneur en carbone et capable de conserver un tranchant vif. Le matériau du manche importe moins — bois, os ou synthétique conviennent tous —, mais sa forme doit tenir confortablement dans la main. Testez le mécanisme de pliage pour vérifier qu'il s'ouvre en douceur et se verrouille franchement. Les couteaux Opinel, fabriqués en France depuis 1890, offrent un rapport qualité-prix remarquable avec leurs lames en acier au carbone et leur simple bague de verrouillage. Pour quelque chose de plus traditionnellement horticole, le couteau de jardin Victorinox et les classiques couteaux à greffer et à écussonner de Sheffield restent la référence.

« Un couteau doit toujours être sur vous au jardin. Vous l'utiliserez plus que vous ne le pensez — pour la ficelle, pour les boutures, pour cent petites tâches que rien d'autre ne fait aussi bien. »

— Monty Don

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Entretien

Comment entretenir vos outils

Monty Don est méticuleux quant à l'entretien de ses outils, et à juste titre : un outil bien entretenu travaille mieux, dure plus longtemps et s'utilise plus sûrement. Sa routine est simple et ne prend que quelques minutes. Après chaque session au jardin, il essuie chaque outil avec un chiffon pour ôter la terre, puis applique une fine couche d'huile sur les parties métalliques. Il garde à cet effet un chiffon huilé — le plus souvent imbibé d'huile de camélia ou d'huile de lin — glissé dans sa poche arrière. Cette seule habitude, tenue avec constance, empêche la rouille de s'installer et maintient des lames qui coupent net.

À la fin de chaque saison de croissance, Monty procède à un entretien plus approfondi. Il affûte les fers de bêche et de binette à la lime plate, restaurant le tranchant émoussé par une saison de contact avec la terre et les pierres. Les lames de sécateur sont aiguisées à la lime diamant ou à la pierre à aiguiser, en respectant l'angle de biseau d'origine. Les manches en bois reçoivent une couche d'huile de lin crue, qui pénètre le fil du bois et l'empêche de se dessécher, de se fendre et, à terme, de se rompre. Les manches qui ont pris du jeu sont resserrés, et les pièces usées ou endommagées — en particulier les ressorts et les lames de sécateur — sont remplacées. Enfin, il range chaque outil suspendu à un crochet ou à un râtelier dans une cabane sèche, jamais posé sur un sol humide où l'humidité peut remonter dans les manches et corroder les ferrures. Ce rituel annuel ne prend guère plus d'un après-midi et garantit qu'au printemps, chaque outil ressort aussi affûté et prêt qu'au jour de son achat.

Questions courantes

Foire aux questions

Où Monty Don achète-t-il ses outils de jardinage ?

Monty Don privilégie depuis longtemps les outils Sneeboer, une forge familiale néerlandaise qui fabrique des outils de jardin forgés main depuis 1913. Il utilise aussi des outils de fabricants britanniques traditionnels. Nombre de ses outils préférés s'achètent directement sur le site de Sneeboer, chez des revendeurs spécialisés comme la Garden Tool Company et, à l'occasion, sur Amazon.

Combien faut-il dépenser pour de bons outils de jardinage ?

La philosophie de Monty Don tient en une formule : « acheter une fois, acheter bien ». Une bêche de qualité, un bon sécateur ou un transplantoir forgé main comme le Sneeboer représentent un réel investissement au départ. Cela peut sembler cher face aux outils bon marché, mais des outils bien faits durent des décennies avec un entretien adapté — ce qui les rend bien plus économiques à long terme que de remplacer des outils fragiles tous les deux ou trois ans.

Quel est l'outil de jardinage le plus important ?

D'après Monty Don, s'il ne pouvait garder qu'un seul outil, ce serait un transplantoir — et plus précisément le transplantoir de plantation Sneeboer Old Dutch Style. Il le décrit comme l'outil vers lequel sa main se tend plus que tout autre. Il est assez polyvalent pour planter, désherber, diviser de petites vivaces et travailler en pot. Cela dit, pour les gros travaux, une bêche et une fourche sont tout aussi indispensables.

Faut-il choisir des outils en acier inoxydable ou en acier au carbone ?

Les deux ont leurs mérites. L'acier inoxydable résiste à la rouille et s'entretient plus facilement, ce qui en fait un bon choix pour les jardiniers occasionnels. L'acier au carbone, privilégié par Monty Don et de nombreux jardiniers professionnels, conserve un tranchant plus vif et se révèle généralement plus solide, mais il exige un huilage régulier pour prévenir la rouille. Sneeboer emploie un alliage d'acier au bore particulier qui réunit le meilleur des deux. L'essentiel est d'acheter de la qualité, quel que soit le type d'acier.

Comment entretenir ses outils de jardin comme Monty Don ?

Monty Don nettoie ses outils après chaque utilisation : il essuie la terre avec un chiffon et applique une fine couche d'huile sur les parties métalliques — il garde à cet effet un chiffon huilé dans sa poche arrière. En fin de saison, il affûte les lames à la lime diamant, resserre les manches qui ont pris du jeu et passe de l'huile de lin sur les manches en bois. Les sécateurs doivent être démontés, nettoyés et affûtés régulièrement. Rangez vos outils dans une cabane sèche, idéalement suspendus à des crochets plutôt que posés à même le sol.